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Quitter son emploi : Pourquoi j'ai abandonné le travail traditionnel à 23 ans

Quitter son emploi : Pourquoi j'ai abandonné le travail traditionnel à 23 ans

Je fais partie de la génération des infidèles. Les milléniaux ont tendance à être moins attachés à des marques et des compagnies, mais ils accordent une grande importance à l’environnement dans lequel ils travaillent. Ajoutons le contexte de manque de main-d’œuvre, et nous voilà tout prêts pour des jeunes qui changent d’emploi assez souvent. Je ne fais pas exception à cette tendance, je me suis promenée beaucoup, mais j’ai récemment choisi d’abandonner le travail traditionnel pour tenter d’être mon propre patron.

J’ai aussi souvent eu la conversation suivante (surtout avec ma petite maman) : « T’as pas d’allure… Encore une nouvelle job? » [Insérez-moi qui chiale sur pourquoi je veux changer d’emploi] « T’es vraiment pas faite pour avoir un boss... » Depuis mon adolescence, j’ai occupé plusieurs emplois différents. Dans quelques cas, les études ou les déménagements m’ont fait quitter. Pour la majorité par contre, j’ai principalement démissionné pour des raisons tout autres.

Dans cet article, je présente mon top cinq, sans ordre particulier. J’identifie aussi trois pistes de solutions qui m’auraient peut-être encouragée à rester.

1 — La compatibilité avec l’équipe et la culture interne

Puisque nos collègues sont ceux avec qui on passe le plus de temps, je trouve intéressant de pouvoir développer un lien authentique avec eux. L’ouverture, la soif d’apprendre, la passion et la bienveillance sont des qualités que je recherche dans une équipe et un milieu de travail. Si ce n’est pas présent dans l’ambiance générale, je me sens rapidement à la mauvaise place. Bien entendu, chacun ses préférences.

Piste de solution

  • Organiser des rencontres informelles entre employés;

  • S’assurer d’un « match parfait » avant l’embauche afin de placer la recrue dans la bonne équipe;

  • Identifier avec honnêteté les valeurs véhiculées dans l’entreprise et les communiquer dans l’offre d’emploi.

2 — L’hypertolérance

Qui peut dire qu’il n’apprécie pas un peu de liberté? Nous avons tous nos standards, et les compagnies aussi. Ceci dit, j’ai déjà quitté quelques emplois parce que les superviseurs avaient une (trop) grande tolérance face aux basses performances. Par exemple, une personne qui va se cacher dans le fond du magasin pour éviter ses tâches ou qui feinte de travailler à l’approche du patron alors que ses collègues travaillent plus pour rattraper ses flâneries, c’est un dealbreaker pour moi.

Piste de solution

  • Demander régulièrement et anonymement des évaluations par les collègues;

  • Mettre en place des critères de performance individuels, autant quantitatif que qualitatif;

  • Appliquer des mesures disciplinaires en cas extrême (mieux vaut perdre les nonchalants que les performants).

3 — La communication (ou plutôt son absence)

Je n’ai certainement pas besoin de m’étendre sur le sujet. Manque de feedback, pas d’orientation ou d’objectifs clairs, incompréhension courante, processus interminable de prise de décision… Vous savez de quoi je parle. C’est difficile de bien évoluer dans un milieu plein de secrets ou de confusion.

Piste de solution

  • Implanter des méthodes d’échange d’information standardisées dans l’entreprise;

  • Clarifier les objectifs et les rôles de chacun en vue de leur réalisation;

  • Utiliser les bons canaux de communication (tout ne nécessite pas un appel et un courriel pourrait parfois être inapproprié).

4 — La charge de travail

Ici, c’est un double problème. Soit, au quotidien, je passe plus de temps à me chercher quelque chose à faire qu’à réellement le faire ou, puisque je travaille rapidement, je me fais punir avec plus de travail sans réelle compensation (des fois, un simple merci, c’est tout ce que ça prend). Comprenez-moi bien, je sais qu’il y a partout des périodes creuses, mais, dans certains endroits, c’est une réalité de tous les instants.

Piste de solution

  • Identifier les travailleurs rapides de l’équipe et leur demander s’ils sont satisfaits;

  • Offrir une promotion ou une augmentation en gage de reconnaissance;

  • Reconsidérer l’organisation et la répartition du travail.

5 — L’absence de défis

Je l’ai mis en dernier, mais c’est absolument la raison qui m’a poussée le plus souvent à quitter un emploi. Dans certains cas, il n’y a pas de possibilité de développement. Oui, on parle d’avancement, mais aussi d’apporter la compagnie à un niveau supérieur. Les défis sont trop simples, complètement inatteignables ou sans réelle valeur ajoutée. Si je n’ai pas le sentiment d’être indispensable, ou au moins utile, à la réussite de l’équipe, est-ce que je serais mieux de rester chez moi? C’est pas en faisant la vaisselle du diner tous les midis parce que ça entre dans « toutes autres tâches connexes » qu’on fidélise un employé, je vous le garantis!

Piste de solution

  • Sonder les employés sur leurs plans de carrière à long terme;

  • Fixer et faire le suivi d’objectifs adaptés aux capacités et aspirations de chacun;

  • Proposer ou travailler conjointement sur un plan de développement avec les employés ambitieux.

Est-ce que je suis trop difficile? Peut-être. Je crois quand même que les solutions se trouvent souvent dans des actions simples.

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